INS : retours d’expériences sur l'identité nationale de santé

L’Identité Nationale de Santé (INS) est au cœur de la feuille de route du numérique en santé, en tant que projet socle du Ségur de la santé. Il vise à l’utilisation par l’ensemble des acteurs (santé et médico-social) d’une même identité : l’INS (composée d’un matricule et de cinq traits d’identité).

Depuis le 1er janvier 2021, toute donnée de santé doit obligatoirement être référencée avec l’INS. En qualifiant une identité par le biais du téléservice INSi, l’objectif est double : éviter les erreurs d’identification et faciliter le partage de l’information médicale en toute sécurité et confiance. 

Des premiers retours positifs et encourageants

Une enquête nationale menée par l’Agence du Numérique en Santé (ANS) rapporte une augmentation des bonnes pratiques et une bonne intégration de la mise en place de l’INS. 86% des répondants utilisent le téléservices INSI en routine au niveau des hospitalisations programmées et environ 70% des sites en production qualifient plus de la moitié des identités de leur file active (44% parviennent à plus de 70% de leurs identités).  

Les sites ont des pratiques d’identitovigilance, pour la majorité, « très rigoureuses ». En effet, 60% indiquent ne pas qualifier les identités dès qu’il y a le moindre écart entre le titre d’identité à haut niveau de confiance et le retour du téléservice INSi.

L'INS n’est pas encore en routine pour certains sites, soit parce que car le projet est récent et n'a pas encore été mis en oeuvre soit en raison d'un manque de ressources humaines pour bien former et informer les agents. 

Retrouvez le retour d’expérience du Centre Hospitalier d’Allauch

 

Une amélioration continue des services pour répondre aux mieux aux besoins des structures

En moyenne, les impacts organisationnels et techniques liés à l’INS sont légèrement en dessous de 3 (sur une échelle de 1 à 5, de peu d'impact à fort impact). Concernant les impacts organisationnels, les sites ont souligné une augmentation du temps au niveau des admissions ou des changements importants dans les pratiques. Concernant les impacts techniques, la mise à jour des différentes interfaces a été importante, mais l’installation du téléservice INSi, de leur version associée et du matériel requis n'a pas posé de problèmes.

Pour répondre à ces besoins, les établissements d’Occitanie sont accompagnés par notre Groupement au travers de sessions de formation des agents, d’accompagnement à la créations/modifications de documents internes, d’audits et de partages de cas d’usages concrets. Ces professionnels peuvent également retrouver toutes les informations et tous les supports pratiques (fiches réflexes et FAQ) directement sur notre Espace utilisateur Identitovigilance.

Plus de 98% des établissements ont trouvé la documentation utile

 

Accélération du déploiement du côté des éditeurs

Aujourd’hui, il existe 97 éditeurs autorisés CNDA, soit 131 logiciels. Sur une période de 14 semaines il y a près de 4.8 M d’appels à INSi réalisés (sur 14 semaines) et 78 solutions déployées dans plus de 860 structures sanitaires, médico-sociales (EHPAD) et cabinets libéraux.

71% des sites ont la capacité d’alimenter le DPI avec l’INS