Le point de vue d'APF France Handicap (Gard) : les services numériques de santé sont utilisés pour communiquer et soigner à distance.

Madame Orlay Moureau, directrice de l’APF France handicap du Gard, décrit les usages des services numériques de santé  par le pôle médico-social de l'association. La e-santé peut permettre de créer plus de ponts entre les acteurs, de travailler ensemble. Un des enjeux réside dans la capacité d’associer le patient ou la personne à la conception de ces outils. Propos recueillis par Julia Morillon, animatrice territoriale e-santé sur le Gard.

Quels services numériques de santé utilisez-vous pour vos activités d'accompagnement dans leurs projets d’autonomie des personnes en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés ?

Nous utilisons la messagerie Médimail afin de sécuriser toutes les communications que nous produisons et qui comportent des données sensibles. Ceci, afin de respecter la loi et la RGPD  qui stipule que le partage du nom d’une personne constitue une donnée sensible qui ne doit pas circuler de n’importe quelle manière et dans n’importe quelle condition.

La crise du COVID 19 a également accéléré le recours à la télémédecine, permettant ainsi au médecin du service de réaliser des téléconsultations avec des personnes accompagnées. Nous utilisons la plateforme régionale de télémédecine TéléO. Il s’agit d’un confort pour les personnes, leur évitant des déplacements non nécessaires. Et pour notre structure, un gain de temps. 

 

Comment réagissent ces patients quand vous recourez à la téléconsultation ?

Il nous faudrait plus de temps pour évaluer le dispositif qui est récent. Ceci étant, on peut d’ores et déjà indiquer que les personnes accompagnées sont en attente de dispositifs pouvant leur faciliter le quotidien. Il n’y a donc pas de frein. Le seul problème concerne finalement la fracture numérique qui éloigne une partie de public de la consultation à distance. Il faut également des moyens techniques (téléphone portable ou portable avec un accès à internet). Or tous n’en possèdent pas.

 

Selon vous, quelles perspectives ouvre le numérique en santé ?

Une amélioration du mode collaboratif entre partenaires de santé, car encore une fois, cela permet de gagner du temps et mieux articuler le parcours de soin. Or on sait bien que les temporalités sont différentes entre le secteur du sanitaire et du médico-social.  Je parie sur des outils qui permettent et permettront de créer plus de ponts entre les acteurs, de travailler ensemble. Un des enjeux, réside également dans la capacité d’associer le patient ou la personne à la conception de ces outils. Car n’oublions pas que la personne et son projet  demeure la finalité de ces outils.

 

Et pour demain, y a-t-il des services numériques que vous attendez tout particulièrement ?

Je souhaite que ceux –ci fonctionnent bien dans l’immédiat et se développent !

 

Les activités de l’APF France handicap du Gard

Le pôle médico-social de l'association est composé de trois services qui accompagnent dans leurs projets d’autonomie des personnes en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés.

Le SAVS et le SAMSAH accompagne une soixantaine d’adultes à domicile, dans l’ensemble du département avec pour le SAMSAH, un axe soin qui permet d’accueillir des personnes porteuses de lourds handicaps, et nécessitant des actes de soins importants. Le SESSAD quant à lui, s’occupe d’enfants de 0 à 20 ans dans le nord du département.