Retour sur la table -ronde Développer l’offre e-santé : "Identifier / Qualifier / Diffuser"

Lors de la journée du Tour de France des régions du numérique en santé, une table-ronde sur les enjeux de développement de l'offre e-santé a réuni des acteurs nationaux et régionaux. Les visions régionales et nationales sont cohérentes et les travaux sont menés en commun.

Comment identifier, qualifier, et diffuser l'offre de santé pour mieux répondre aux besoins des citoyens ? Une des clés de voûte de #MaSanté2022 est l'Espace Numérique de Santé pour les usagers et le bouquet de services pour les professionnels, un magasin de services et d'applications. William Rolland, responsable e-Santé au SNITEM (Syndicat National de l'Industrie des Technologies Médicales), a constaté la difficulté, aujourd’hui, pour l’usager et le professionnel de santé de faire un choix entre de nombreuses applications « qui revendiquent plus ou moins de choses plus ou moins fiables ». "L’ENS est une plate-forme extrêmement structurante pour assurer la confiance et la sécurité."

Le référencement des applications de santé

Quelles applications pourront entrer dans cet environnement de diffusion garanti par les pouvoirs publics ? L’Occitanie travaille sur le modèle pilote de référencement pour ces applications "Un corpus de règles est en cours d'élaboration, avec un cadre éthique et un corpus d'exigences techniques, pour les qualifier" a présenté Jean-Christophe Zerbini, directeur d'e-santé Occitanie. Nicolas Delporte, directeur des systèmes d’informations et de l’organisation au CHU de Toulouse, a insisté sur l’importance de ces travaux : "Nous avons un changement de paradigme du système d’information des établissements de santé avec cet élargissement à d’autres acteurs et une réflexion parcours et nous ne pouvons pas le mener seuls."

Convergence entre les visions régionale et nationale

La convergence entre cette approche régionale et la vision nationale a été soulignée par Dominique Pon "C’est la vision moderne du numérique, ce sera impossible d’avoir une réponse à tous les usages de terrain développée par les pouvoirs publics, il faut laisser les acteurs, les industriels, les start-ups créer la valeur ajoutée métier et les services numériques en lien avec les professionnels. Mais l’offre fragmentée telle qu’elle existe aujourd’hui est trop désorganisée. Le vrai enjeu des dix prochaines années en matière du numérique en santé, c’est ce que vous portez autour de cette logique de référencement d’applications cohérente".

La collaboration régionale inclut industriels et patients/usagers

Une collaboration régionale est indispensable face à un défi technique et organisationnel. Jean-Louis Fraysse, du cluster Digital 113, a partagé sa satisfaction devant cette capacité en Occitanie à travailler ensemble, avec les industriels. "Aujourd’hui nous sommes dans cette étape de co-construction". Dans cette collaboration, les patients et les usagers sont indispensables pour bien partir de leurs besoins dans la construction de l’offre, a rappelé Gérard Raymond, président de France Assos Santé. Lors des échanges avec le public, une personne qui s’est présentée comme "âgée et déficiente visuelle" a aussi attiré l’attention sur l’importance de l’accessibilité numérique. "Pour les tests, faites intervenir des personnes handicapées qui n’ont pas forcément les mêmes réflexes que vous".

Les participants ont poursuivi les débats

En début d’après-midi, une partie des participants ont choisi de poursuivre les échanges sur le sujet du référencement d’application en santé, avec un atelier organisé par Marvin Koné, responsable du pôle Services pour l'Innovation au Groupement e-santé Occitanie, et Christelle Monnier, de la start-up Covirtua, sous la forme de questions/réponses entre celui qui construit un cadre de référencement et celle qui développe les applications candidates au référencement.